Difficile, franchement, de comprendre l’engouement soulevé par le roman de David Foenkinos. La platitude s’y dispute la facilité, et si ce n’était bonne volonté affichée de l’auteur d’exalter la délicatesse, on verserait pleinement dans l’insipide bluette. Mais de délicatesse, justement, il est trop rarement question dans ce roman. David Foenkinos tire sur les cordes sensibles en voilant les grands sentiments qu’il explore sous un excès de pudeur. Une subtilité qui pourrait l’honorer si elle n’entamait pas tant la crédibilité de son propos. Avec ce roman de la perte de l’être aimé et de la reconquête du bonheur, l’auteur du ‘Potentiel érotique de ma femme’ manque d’audace pour éviter l’écueil des truismes. La touchante naïveté de ses personnages ne prend pas. Et les artifices prosaïques disséminés dans le texte, loin de l’illuminer, suggèrent l’impuissance devant les dangers de la banalité. Car les digressions sur la moquette, l’allergie au poisson ou l’absurdité de l’art contemporain qui jonchent ‘La Délicatesse’ n’affectent en rien l’insipide torpeur de cette histoire-là. Elles entament un peu plus la tentative d’effleurer l’inclination mésestimée qui peut nous sauver la vie. Finalement, les Charles, Nathalie ou Markus se trouvent réduits à d’insignifiantes anecdotes. Des détails qui en disent trop peu pour dépasser la caricature. Alors pirouettes cinématographiques et aphorismes teintés d’absurde s’enchaînent. Au grand dam des sentiments qui s’évanouissentVous êtes maintenant en quatrième année de français, FÉLICITATIONS. Ce blog vous est destiné. Vous y trouverez des activités spécialement conçues pour vous. Si vous désirez d'autres rubriques, d'autres activités, dites-le-nous. Vous pouvez aussi y collaborer, par des photos, des textes. C'est aussi l'espace pour "poster" vos rédactions.
vendredi 16 septembre 2011
La délicatesse, David Foenkinos
Difficile, franchement, de comprendre l’engouement soulevé par le roman de David Foenkinos. La platitude s’y dispute la facilité, et si ce n’était bonne volonté affichée de l’auteur d’exalter la délicatesse, on verserait pleinement dans l’insipide bluette. Mais de délicatesse, justement, il est trop rarement question dans ce roman. David Foenkinos tire sur les cordes sensibles en voilant les grands sentiments qu’il explore sous un excès de pudeur. Une subtilité qui pourrait l’honorer si elle n’entamait pas tant la crédibilité de son propos. Avec ce roman de la perte de l’être aimé et de la reconquête du bonheur, l’auteur du ‘Potentiel érotique de ma femme’ manque d’audace pour éviter l’écueil des truismes. La touchante naïveté de ses personnages ne prend pas. Et les artifices prosaïques disséminés dans le texte, loin de l’illuminer, suggèrent l’impuissance devant les dangers de la banalité. Car les digressions sur la moquette, l’allergie au poisson ou l’absurdité de l’art contemporain qui jonchent ‘La Délicatesse’ n’affectent en rien l’insipide torpeur de cette histoire-là. Elles entament un peu plus la tentative d’effleurer l’inclination mésestimée qui peut nous sauver la vie. Finalement, les Charles, Nathalie ou Markus se trouvent réduits à d’insignifiantes anecdotes. Des détails qui en disent trop peu pour dépasser la caricature. Alors pirouettes cinématographiques et aphorismes teintés d’absurde s’enchaînent. Au grand dam des sentiments qui s’évanouissent
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire