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lundi 16 janvier 2012

L'Orage, Georges Brassens



Georges Brassens, 1960.
L'ORAGE

Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps,
Le beau temps me dégoûte et me fait grincer les dents,
Le bel azur me met en rage,
Car le plus grand amour qui me fut donné sur terre
Je le dois au mauvais temps, je le dois à Jupiter,
Il me tomba d'un ciel d'orage.

Par un soir de novembre, à cheval sur les toits,
Un vrai tonnerre de Brest, avec des cris de putois,
Allumait ses feux d'artifice.
Bondissant de sa couche en costume de nuit,
Ma voisine affolée vint cogner à mon huis
En réclamant mes bons offices.

"Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié,
Mon époux vient de partir faire son dur métier,
Pauvre malheureux mercenaire,
Contraint de coucher dehors quand il fait mauvais temps,
Pour la bonne raison qu'il est représentant
D'une maison de paratonnerre."

En bénissant le nom de Benjamin Franklin,
Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins,
Et puis l'amour a fait le reste!
Toi qui sèmes des paratonnerres à foison,
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison?
Erreur on ne peut plus funeste.

Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs,
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage,
Rentra dans ses foyers faire sécher son mari
En me donnant rendez-vous les jours d'intempérie,
Rendez-vous au prochain orage.

A partir de ce jour je n'ai plus baissé les yeux,
J'ai consacré mon temps à contempler les cieux,
A regarder passer les nues,
A guetter les stratus, à lorgner les nimbus,
A faire les yeux doux aux moindres cumulus,
Mais elle n'est pas revenue.

Son bonhomme de mari avait tant fait d'affaires,
Tant vendu ce soir-là de petits bouts de fer,
Qu'il était devenu millionnaire
Et l'avait emmenée vers des cieux toujours bleus,
Des pays imbéciles où jamais il ne pleut,
Où l'on ne sait rien du tonnerre.

Dieu fasse que ma complainte aille, tambour battant,
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
Auxquels on a tenu tête ensemble,
Lui conter qu'un certain coup de foudre assassin
Dans le mille de mon coeur a laissé le dessin
D'une petite fleur qui lui ressemble.

lundi 21 novembre 2011

Les tâches ménagères. Les Torps


Paroles de la chanson Les tâches ménagères :
Je n’ai pas le temps de faire la vaisselle
Ni de descendre toutes les poubelles
Ne t’inquiète pas ce sera fait pour demain
A moins que le chien…bah ouais… soit passé par là


Chabadabada Chabadabada


T’as pas eu le temps de faire les poussières
Ni de ranger les courses dans le frigidaire
Ne t’inquiète pas je le ferai demain
Car moi, ce soir, je dors chez le voisin.


Chabadabada Chabadabada


Notre amour a pris la poussière
Usé par les tâches ménagères
Rien ne résiste au quotidien
Quand il s’agit de se faire du bien.


Notre amour a pris la poussière
Pas de coupable dans cette affaire
Prenons ensemble la serpillère
Et enterrons la hache de guerre.


Je n’ai pas envie de faire la cuisine
J’irai dîner avec toutes mes copines
Tu le sais bien
Je te ferai pas un dessin
Car tes copains, eux, sont toujours là.


Chabadabada Chabadabada


J’aurai dû te prévenir un peu plus tôt
Que tous mes potes venaient au studio
Pour boire ensemble un petit apéro
Fais pas la tête mon petit agneau.


Chabadabada Chabadabada


Notre amour a pris la poussière
Usé par les tâches ménagères
Rien ne résiste au quotidien
Quand il s’agit de se faire du bien.


Notre amour a pris la poussière
Pas de coupable dans cette affaire
Prenons ensemble la serpillère
Et enterrons la hache de guerre.
Prenons ensemble la serpillère
Et enterrons la hache de guerre